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  • : Gérard de Sélys, Réflexions, analyses et délires sur l'actualité et les médias.
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 22:02

Des ouvriers travaillent inlassablement sous le soleil à charrier du sable de l’autre côté du fleuve sur lequel passent inlassablement des péniches françaises, belges et hollandaises, leur pavillon faisant foi, chargées de sable. Dans le jardin, des muguets insomniaques s’éveillent trop tôt pour le premier mai. Duferco va fermer son haut fourneau dans la région la plus pauvre de Belgique où habite aussi l’escroc le plus riche de Belgique et, dans cette région, la nuit dernière, des homoncules ont profané, sali, souillé, meurtri le site d’une future mosquée à laquelle on interdira l’adjonction d’un minaret pouvant nuire à l’urbanisme et aux habitants de foi chrétienne et, pour montrer une certaine ouverture d’esprit, on coupera tous les clochers d’église dans un rayon de cinq kilomètres, c’est-à-dire vingt trois clochers porteurs de cloches divines de chez nous. et on les enverra  sous forme de missiles sur la gueule à Kadhafi. La guerre humanitaire s’enlise dans les sables libyens et, pour l’allonger encore, on va y envoyer ouvertement, maintenant, des troupes au sol devenu soudainement espace aérien. Sans doute des chômeurs de Duferco commandés par des homoncules casqués bien de chez nous. (A l’époque de la fermeture des Forges de Clabecq, rachetées après faillite par Duferco, un futur ministre de la guerre belge avait affirmé que ce n’était pas grave pour les travailleurs puisqu’il pouvaient être reconvertis en matons dans la prison qui s’érigeait sur sa commune, la même que celle des Forges.) Sur ma terrasse, il y a vingt-sept degrés centigrades aujourd’hui, dans ma tête moins trente-trois. Et tout ça n’a rien à voir. Que des riens à voir. Un chien aboie quelque part.

 

Clabecq1-copie-1.jpgGérard DE SELYS

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 19:53

Aujourd’hui, j’ai vu un sans abri pousser son caddie à quatre roues dans la rue, suivi par une grosse quatre quatre américaine, roues motrices, elles, dont le chauffeur rasé en prince Philippe de Belgique klaxonnait comme un malade. Je me suis joint au sans abri pour pousser son véhicule. caddie.jpg

En Hongrie (pays à la tête de l’Union européenne pour six mois), le démocrates ne se remettent pas du vote, hier, de la nouvelle constitution par un parlement dominé par une droite extrême, constitution qui proclame dieu et la religion chrétienne sauvegarde de « l’unité spirituelle et intellectuelle » de la nation, pénalise l’avortement et permet à la Banque centrale (non élue) de dissoudre le parlement. Je n’ai pas entendu de protestations de dirigeants européens. Et j’ai continué à pousser le caddie.

 

Gérard DE SELYS

 

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 18:43

O merveilleuse surprise ! Mon quotidien favori, Le Soir, que je vitupère régulièrement, a publié, le 15 avril, douze pages, sans aucune publicité, je souligne, dédiées aux révolutions du monde arabe. Titré en première page « Le Soir du monde arabe et المساء », cet exemplaire restera longtemps dans mes archives. Cinq journalistes de la rédaction bruxelloise, dont la rédactrice en chef Béatrice Delvaux (que je vitupère ect…) ont décidé de consacrer l’essentiel de leur journal aux révolutions arabes en cours après avoir été sur place et demandé à neuf de leurs correspondants dans la région et à l’inaltérablement probe Colette Braeckman de les seconder. L’éditorial se termine par ces mots : « la curiosité et l’ouverture s’imposent comme une urgence envers ces jeunes Arabes qui nous ont donné une leçon. Et nous ont rendu confiance en l’humanité. »

 

Je suis ému de constater que les journalistes du principal quotidien francophone de Belgique aient été à ce point secoués par l’éveil arabe d’aujourd’hui qu’ils aient jugé important d’informer leurs lecteurs des aspects les plus cruciaux de ce qui se passe sur les rives sud et est de la méditerranée et dans la péninsule arabique et, d’une manière évidente, y aient apporté leur soutien.revolution-tunisienne-copie-1.jpg

 

Baudouin Loos, l’un d’entre eux, écrit à propos de la presse tunisienne : « Ainsi par exemple, le quotidien gouvernemental La Presse, qui diffusa pendant 23 ans de dictature des articles qui louaient le régime d’une manière délirante sinon débile, s’est transformé en journal où de vraies informations sont disponibles, y compris sous forme de reportages. Une petite révolution ! » Et je souris dans ma barbe  à l’idée que Le Soir a subi, lui aussi, « une petite révolution ». Certains s’inquiètent d’une osmose possible entre le monde arabe et notre monde, ils n’ont pas tort.

 

Une chose transparaît clairement dans ces douze pages, c’est que les révolutions arabes qui ont éclaté au début de cette année, sont loin d’être terminées et que les peuples en colère qui les ont menées en sont très conscients. (La révolution française a duré dix ans avant d’être récupérée puis anéantie par la classe dominante). Cet aspect-là de ces révolutions est déterminant : elles sont loin d’être terminées. Il y aura encore de nombreuses souffrances, de nombreux rebonds et de nouveaux progrès. Je souhaite que les journalistes du Soir et d’ailleurs se rendent dans ces pays tout le temps que dureront ces révolutions et ne relèguent jamais cette « confiance en l’humanité » dans un coin obscur de leurs pages intérieures.

 

Gérard DE SELYS

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 20:38

Après l’opération « Turquoise » au cours de laquelle les militaires français aux ordres de l’Elysée ont protégé et exfiltré les génocidaires rwandais, laissant derrière eux près d’un million de morts en 1994 (exfiltrés qui avaient reçu mission de l’Elysée de « déstabiliser » le régime Kabila, provoquant une guerre faisant des millions de morts de plus en République démocratique du Congo), le gouvernement français, au nom des « droits de l’homme » et de « l’aide humanitaire » intervient en Côte d’Ivoire sous le nom de code « Licorne » pour chasser Laurent Gbagbo présumé (mauvais) perdant des élections présidentielles au profit de son rival Ouattara. Gbagbo, président corrompu d’origine modeste, se disait socialiste. Ouattara, corrompu d’origine patricienne, se disait séparatiste. Il avait déclanché une guerre civile contre Gbagbo, soutenu par le gouvernement français et d’autres nations occidentales parce qu’il est et reste « libéral », prêt à livrer son pays et ses ressources au FMI, à  la Banque Mondiale et aux prédateurs privés des pays riches. Cela rappelle la guerre du Biafra qui, de 1967 à 1970, fit un million de morts. Présentée comme « guerre tribale » ou « interethnique » elle opposait en réalité les puissances occidentales en guerre pour capter les richesses pétrolières de cette région d’Afrique (Nigéria). Des tonnes d’or, véhiculées par des convois de l’ONU ont permis à la France d’armer Outtara. Quand celui-ci sera intronisé par Paris et Wahington, il ne restera aux Ivoirienscoted-ivoire-copie-1.jpg que des poches vides et des larmes pour pleurer. Et nous, nous nous demanderons une fois de plus, et trop tard, ce que signifient « l’aide humanitaire », les « droits de l’homme » et aux bottes de qui se sont aplaties les nations de l’ONU.

 

Gérard DE SELYS

 

Légende de la photo: Aide humanitaire française en Côte d'Ivoire

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 11:02

Je suis en colère parce que l'accident de Tchernobyl n'a pas servi de leçon. Et que l'on continue à entendre et lire les mêmes mensonges sur le nucléaire dans les médias.

 

Je suis en colère quand j’entends à la radio, un haut responsable du nucléaire français nous dire qu’on ne peut remettre en cause le nucléaire : "personne n’a envie de revenir à la bougie". Que je sache, dans les pays européens qui n’ont pas de centrales nucléaires (Autriche, Danemark, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal…), y-en-t-il où l’on s’éclaire à la bougie ? Il n’y a que 441 réacteurs nucléaires dans le monde (dont 58 en France, 55 au Japon)… dans seulement 31 pays, tous les autres pays s’en passent.

 

Je suis en colère quand en 1979, après l’accident nucléaire de Three-Mile Island, on nous a dit que c’était parce que les Américains étaient moins forts que nous ; quand en 1986, après l’accident de Tchernobyl, on nous a dit que les Russes étaient moins forts que nous… et que je lis aujourd’hui que les Japonais sont moins forts que nous… De qui se moque-t-on ?

 

Je suis en colère quand on me dit que l’on peut continuer à exploiter encore des vieux réacteurs comme Fessenheim en Alsace (qui a trente ans) parce que "plus il est vieux, mieux on connaît un réacteur". Ce n’est pas parce que vous connaissez bien les défauts de votre vieille voiture qu’elle tombe moins souvent en panne et moins gravement. (Le réacteur Fukushima-Daiichi 1, qui vient d’exploser avait 40 ans et a été autorisé à continuer de fonctionner pour dix ans en février 2011 !).

 

Je suis en colère quand on nous dit que l’on ne peut se passer du nucléaire en France, parce que cette énergie fournit près de 80 % de notre électricité. C’est oublier que l’électricité n’est pas la principale source d’énergie (c’est le pétrole) et que le nucléaire ne représente que 17 % de notre énergie. Si l’on voulait s’arrêter, on pourrait s’appuyer sur une solidarité au niveau de l’Europe : là, le

nucléaire ne représente que 35 % de l’électricité et seulement 9 % de l’énergie! Il suffirait donc d’économiser 9 % pour s’en passer !

 

Je suis en colère parce qu’au nom de la défense de la croissance économique, les programmes énergétiques français ou européens, négligent toujours plus ou moins le potentiel des économies d’énergies, préférant la surconsommation, éventuellement alimentée par le recours aux énergies renouvelables. Or l’énergie la plus propre reste celle que l’on ne consomme pas. En adoptant les meilleures techniques disponibles et en évitant les comportements énergivores, nous pourrions diviser par 4 notre consommation en unevingtaine d’années.

 

Je suis en colère parce que les discours économiques nous polluent : on nous dit qu’arrêter un réacteur nucléaire, ce serait de l’argent gaspillé… mais les 1000 milliards d’euros déjà dépensés en 25 ans pour la gestion de la catastrophe de Tchernobyl (et c’est loin d’être terminé), ce n’est pas un gaspillage encore plus grand ? Mille milliards d’euros, c’est sensiblement le coût qu’il a fallu dépenser pour construire l’ensemble des 441 réacteurs actuellement en fonctionnement.

 

Je suis en colère parce que je sais que l’on peut arrêter relativement rapidement le programme nucléaire français, qu’il existe de multiples scénarios de sortie sur le sujet (de 2 à 30 ans selon les efforts qu’on veut bien consentir).

 

Je suis en colère quand j’entends mon gendre, 25 ans, ingénieur dans le photovoltaïque, me dire qu’il cherche un nouveau travail car la profession est sinistrée suite aux récentes décisions du gouvernement.

 

Je suis en colère quand mon fils, 20 ans, me dit : "à quoi ça sert de faire des études si dans cinq ans on a tous un cancer" (et il ne pense pas qu’au nucléaire, mais aussi à la pollution atmosphérique, aux pesticides…).

 

Alors j’agis, je me suis investi depuis une trentaine d’années dans les médias écologistes pour faire circuler une information moins déloyale et j’incite les journalistes et les lecteurs à prendre le temps d’eux aussi chercher où est la vérité. Comment peut-on encore minorer l’importance de la pollution radioactive au Japon alors que les images sur internet nous montrent les réacteurs en flammes ?

 

Alors j’agis et je m’engage dans l’une des 875 associations qui animent le réseau Sortir du nucléaire pour demander à nos élus de faire pression pour un changement de politique dans le domaine de l’énergie.

 

Alors j’agis au niveau local en rejoignant les nombreux groupes locaux qui travaillent à des plans de descente énergétique qui nous permettront de diminuer la menace nucléaire, mais aussi notre dépendance à un pétrole qui va être de plus en plus rare. Alors j’agis car aujourd’hui si le lobby nucléaire arrive à manipuler élus et médias, c’est parce que nous ne nous indignons pas assez !

 

publié le 17/03/2011

 

par Michel Bernard

 

Journaliste à la revue Silence, un mensuel alternatif et écologiste

basé à Lyon.Tchernobyl.jpg

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 19:27

Je viens d’apprendre que l’ancien premier sinistre belge Jean-Luc Dehaene qui aime tant déclarer que « les manifestations populaires n’ont jamais compté dans l’histoire de la Belgique », a caché que le constructeur Renault quittait sa chère commune de Vilvorde en virant deux mille personnes, a béni la faillite des Forges de Clabecq et continue à nier que la banque Dexia, dont il est administrateur, finance la construction de colonies illégales israéliennes, se partage cette année 1,12 million d’euros avec douze autres administrateurs d’AB Imbev. Monsieur Dehaene, ancien homme d’Etat, dont le « bien commun », l’intérêt public, devait rester l’objectif, est encore membre d’autres conseils d’administration. Outre ses émoluments d’ancien premier ministre, il cumule d’autres revenus plus qu’appréciables (carrément honteux) dans le privé. Comme on dit en France : il pantoufle (il profite de son passé politique et de ses relations construites aux frais de l’Etat pour s’enrichir). Pendant ce temps, le record de faillites a été pulvérisé en Belgique (2.705 faillites le premier trimestre 2011) et l’inflation appauvrit encore plus un million et demi de Belges déjà sous le seuil de pauvreté. Jean-Luc Dehaene a occupé le 16 rue de la Loi pendant sept ans. La loi de la rue le chassera un jour de ses nouveaux pouvoirs et le couvrira de honte.

 

Gérard DE SELYS

 Vilvorde.jpg

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 12:03

Je me demandais quand ils allaient arrêter de parler des catastrophes japonaises. C’est fait. Mon quotidien préféré n’en touche plus un mot aujourd’hui. Ouf, nous pouvons passer à autre chose. Comme les passionnantes affaires de Laurent au Congo et du bouleversant procès du club de foot d’Eupen. Et tant pis pour les Japonais.greenpeace-copie-2.jpg

 

Ce qui n’a pas agité mon quotidien favori outre mesure, c’est la condamnation, le 17 mars dernier, de dix militants de Greenpeace, à un mois de prison (avec sursis) et 1.100 € d’amende chacun pour « faux et usage de faux ».

 

Qu’avaient-ils fait, ces escrocs ? Ils avaient osé pénétrer, le 10 décembre 2009, au cœur de l’enceinte sacrée du Conseil de l’Europe, à l’occasion d’une réunion des chefs d’Etats et de gouvernements, pour inciter l’Union européenne à « sauver le sommet de Copenhague sur le climat » qui se tenait quelques jours plus tard. Pour entrer dans la super forteresse du « Juste Lipse » de Bruxelles (Conseil de ministres européens, rue de la Loi), ils avaient loué trois limousines de luxe et s’étaient munis de badges portant leur photo personnelle et le sigle de Greenpeace. Les services de sécurité, éblouis sans doute par le luxe de leurs limousines, n’avaient jeté qu’un œil distrait sur leurs badges (qui n’étaient en rien des copies des badges officiels, donc en rien des « faux » de badges officiels), et les avaient laissé entrer. Ils furent arrêtés, bien sûr, après avoir arboré leurs calicots, la liberté d’expression étant interdite là où se réunissent peureusement les plus hauts dirigeants de nos démocraties et inculpés de « faux et usage de faux ».

 

Depuis une « directive cadre » de septembre 2011, organisant la lutte contre le terrorisme dans l’Union européenne (directive devenue loi belge en 2003 et loi nationale dans de nombreux Etats membres), toute incitation orale à s’opposer à l’ordre économique établi est susceptible d’être assimilée à un acte terroriste et ceux qui s’y serait livrés peuvent être lourdement condamnés (plusieurs années de prison et des amendes de plusieurs dizaines de milliers d’euros). Aucun Etat européen n’a encore osé appliquer cette loi telle quelle mais les tentatives de s’en approcher sont nombreuses, l’affaire du DHKPC (procès de révolutionnaires turcs) et les plaintes d’Electrabel contre Greenpeace pour « association de malfaiteurs » en Belgique le montrent. Les lois protégeant le pouvoir des puissants sont là. Des juges commencent à les tester. Cela rappelle les années trente dans un Etat central de l’Europe.

 

Gérard DE SELYS

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 11:58

CONGO-copie-1.jpgIl a été au Congo, il a été en Libye, nous découvrirons sans doute bientôt qu’il a été chez Castro, Chavez, Evo Morales, Lula et d’autres. Le prince Laurent de Belgique est un traître. Non seulement il fait des affaires pour lui tout seul, mais il le fait avec la dotation royale et  au mépris de toute considération politique (néocolonialiste) nationale. Dire brièvement coucou à Joseph Kabila, cet ami des Chinois, est la plus immonde des forfaitures. Il risque ainsi de donner du crédit à ce renégat, ce fils d’un autre Laurent assassiné par dieu sait personne, et qui pourrait tirer profit de cette visite royale pour les prochaines élections en République démocratique du Congo. Comme si les Congolais allaient être influencés par la visite de Laurent le fils de au fils de Laurent. Et beaucoup, NVA de droite extrême en tête, de réclamer l’instauration d’une république en Belgique et la disparition de ces rois et princes incontrôlables. Une république bananière, il va de soi, même si ce n’est pas dit. Joseph Kabila réélu, quelle horreur ! L’ami des Chinois !  Qui spolie les richesses du Congo en faveur de la Chine et au détriment de nos bonnes multinationales. Vous-vous rendez compte ?

 

Gérard DE SELYS

 

PS : Pour ceux qui l’ignoreraient, je suis anti-royaliste & anti-colonialiste.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 18:56

Guerre soldat-copie-1

Nous connaissions l’ « intervention humanitaire » (Léopold II de Belgique et Bush père & fils, Etats-Unis), « devoir d’ingérence humanitaire » (Bernard Kouchner & BHL France), nous connaissions         « frappes chirurgicales » et « dégâts collatéraux » (Bush, père & fils, Etats-Unis) mais la sémantique des puissants du monde nous réserve encore bien des surprises.

Barak Obama vient de nous l’expliquer : les pays du « groupe de contact » interviennent en Libye sous forme d’ « initiative internationale ». Non, ce n’est pas une « guerre » comme le prétend, le soutient et le souhaite le ministre belge de la Guerre, c’est une « initiative », internationale qui  plus est. Tous les Ben Laden de la terre l’auront compris, ce n’est pas une « intervention préventive » pour empêcher les armes de destruction massive inexistantes irakiennes de causer des dommages aux chers alliés régionaux (et pour occuper une région pétrolièrement stratégique, disent les mauvaises langues), ce n’est pas une « intervention punitive » de chasse aux Talibans benladhaineux comme en Afghanistan (et pour occuper une région pétrolièrement stratégique, disent les mêmes langues), c’est une « initiative ». Vous avez déjà vu quelqu’un riposter à une « initiative » par la guerre, vous ? Donc, les pays membres du « groupe de contact » ne risquent rien. Ni attentats islamistes sur leur propre territoire, ni opprobre mondial, ni dégoût généralisé. Leur argument selon lequel ils ne peuvent plus ne pas agir comme au Rwanda en 1994 donne la nausée. Le Rwanda n’a pas de pétrole et les Libyens ne sont pas noirs.  Une « initiative » donne-t-elle la nausée ?

 

En attendant, qui prendra l’initiative de sanctionner les entreprises américaines qui ont construit les réacteurs de Fukushima ?

 

Gérard De SELYS

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 15:45

Le fleurs poussent, les oiseaux chantent, le soleil aussi, les matins sont rouges et les soirs, les cœurs chantent et tralala, les révolutions bourgeonnent, des pétales tombent, odeurs de sang, des tyrans se tirent, Fleurs.JPGla vie s’agite sous terre, invisible, des rhizomes s’étirent, des larves se tournent, des vers s’étendent dans la  purée opaque et grouillante de l’humus, des voix s’entendent, des mots s’écrivent sur la toile, invisibles, un raz de marée se prépare dans les abysses obscures, les plaques tectoniques de neuves intelligences s’apprêtent à défoncer les vieilles croûtes mortes engoncées dans leurs arrogantes assurances. C’est le printemps.

 

Gérard DE SELYS

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