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  • : Gérard de Sélys, Réflexions, analyses et délires sur l'actualité et les médias.
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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 19:20

Plus d’un siècle après la Conférence de Berlin (1885) au cours de laquelle les puissances colonisatrices occidentales s’étaient partagé l’Afrique, la réunion des dirigeants de soixante-trois pays, ce 1er septembre à Paris, s’est découpé la Libye en morceaux juteux.

 

Dans les années 90, le gouvernement français avait dépêché en ex-Yougoslavie en guerre des ingénieurs flanqués de l’uniforme d'officiers artilleurs descolonialisme.jpg casques bleus. Il s’agissait de détruire des ponts et d’autres ouvrages d’art au canon pour préparer le terrain aux entreprises françaises qui reconstruiraient le pays après la guerre.

 

Un peu plus tard, le vice-président de Bush, Dick Cheney devint pendant cinq ans le PDG de la multinationale américaine Halliburton chargée par le gouvernement américain de « reconstruire » l’Irak. Halliburton était déjà l’un de principaux fournisseurs de matériel et de personnel paramilitaire des Etats-Unis. Halliburton est depuis un siècle un important opérateur pétrolier. Les plaintes pour contrats et appels d’offre truqués en Irak contre cette firme n’ont toujours pas été instruites par la justice américaine.

 

Ce premier septembre, les pays qui ont mené la guerre pour raisons « humanitaires » en Libye ont convenu de piller dans les comptes bancaires de ce pays (en faisant croire que ce sont les comptes bancaires privés de la famille Kadhafi) pour le « reconstruire » au prorata de leur engagement militaire. La France et la Grande-Bretagne beaucoup, la Belgique un peu mais quand même selon le très satisfait premier sinistre Yves Leterme. On apprend ainsi qu’il faut reconstruire des écoles, des hôpitaux, des logements et des conduites d’eau, toutes cibles militaires caractéristiques comme chacun sait.

 

La Libye démocratique (?) est donc endettée des dépenses de guerre de ses « sauveurs » avant même d’exister. Comme le Congo indépendant a « hérité » sans le savoir de la dette de l’Etat colonisateur belge  en 1960. Les sauveurs de la Libye vont en outre appliquer les recettes du FMI à ce pays soudainement surendetté en privatisant l’enseignement, la santé, le logement, la distribution d’eau (presque tous gratuits sous Kadhafi) et tout ce qui peut rapporter du fric. Chez nous.

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 17:10

 

Donc, après avoir passé une semaine géniale à Avioth à faire écrire des travailleurs sans emploi (TSE) dont vous lirez ici quelques textes plus tard, après avoir passé quinze jours à ne pas m’occuper de mères tsiganes et de leurs enfants malgré les promesses, de grâce Mouammar, silence, vous ne vous rendez pas compte ce que c’est que d’accueillir un demandeur d’asile bavard, malgré les promesses, disais-je, des organisateurs de ce chantier d’été pour jeunes scouts belges, lesquels organisateurs étaient racistes (à l’égard des Tsiganes, oui, oui) et soutenaient à mort le projet fasciste du ministre président Viktor Orbàn prévoyant d’enfermer les sans emploi hongrois (10% de la population dont 95% de Tsiganes) dans des camps de travail dès cet automne, de grâce Mouammar ne soyez pas si prolixe et ne me suivez pas partout, mais à faire la cuisine et à conduire mes petits scouts, pas racistes pour un sou eux, un peu partout en minibus, après être descendu en Roumanie pour constater que les villages roumains n’avaient pas été détruits par l’horrible Ceausescu mais étaient de bien beaux villages faits de jolies maisons pas riches mais toujours intactes, de grâce Mouammar de soyez pas si loquace et, non, mon jardin est trop petit pour y planter votre tente, et joliment décorées comme vous pouvez le constater sur cette photographie que j’ai prise dans les montagnes des Carpates, tout cela dans un climat détestable fait de froidure et de pluie, après, de grâce Mouammar, oui vous pouvez téléphoner à votre femme à Alger, après disais-je, être revenu en Belgique animer quelques ateliers dont un au festival de la Décroissance de Wépion, je m’apprête à vous ennuyer pratiquement chaque jour avec mes propos débiles. Mais je ne sais pas si Mouammar sera encore à mes côtés, il a la bougeotte. D’ailleurs il vient de tomber dans la Meuse au fond de mon jardin.

Etoile.JPG

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 00:21

Partager cet article sur Tronchebook en l'appelant par son vrai nom déforme bizarrement son titre et son début. Je tente autre chose.TinaModotti1-copie-1.jpg

 

Ma compagne, artiste et amoureuse des arts, s’est fait chasser de Facabook pour avoir publié une photo de Tina Modotti, nue, prise par Edward Weston, un des plus grands photographes américains. Après l’éviction de Facebook d’un audacieux ayant osé  publier « L’origine du monde » de Gustave Courbet, on peut légitimement se demander quels sont les critères de Facebook en matière artistique. On peut comprendre que le système Facebook n’ait pas envie de protéger les pédophiles violeurs et autres psychopathes dangereux mais on peut se demander de quel droit Facebook prive ses usagers d’ accès à la culture. De quel droit, Facebook, devenue une des entreprises les plus rentables d’aujourd’hui, ne s’équipe pas de « filtres » constitués de personnes cultivées et expertes en arts. De quel droit Facebook tout en se ridiculisant, s’aligne sur les plus populistes, voire fascistes, des démagogues pour couper, rejeter et interdire l’accès à l’art. A moins que ce ne soit autre chose ? Tina Modotti était une photographe communiste et Gustave Courbet un chaud partisan de la Commune de Paris.

Je mets en illustration un photographie composée par Tina Modotti. La photographie de Tina Modotti nue n’apparaît que sur mon blog.

Gérard DE SELYS

 

Edward WESTON (1886-1958) est un photographe américain, co-fondateur du groupe f/64, avec notamment Ansel ADAMS. f/64 se rapporte à la plus petite ouverture du diaphragme d'un appareil-photo de grand format, elle donne la profondeur de champ maximum, rendant la photographie très nette du premier plan au dernier plan. Cela correspond à la théorie de la « photographie pure » que le groupe a adoptée.

En 1902, à l'âge de 16 ans, il reçoit son premier appareil photo et connaît rapidement un certain succès dans la région de Chicago où il réside. Il part alors s’installer comme photographe professionnel en Californie, à l’âge de 20 ans.

Entre 1906 et 1920, la Edward WESTON se marie avec Flora May, fonde une famille (quatre fils dont Brett et Cole) et ouvre son premier studio. Il connaît un réel succès dans le style de l'époque (le "pictorialisme"), et cinq de ses photos sont par exemple sélectionnées en 1914 pour le salon international de Londres.

Une certaine lassitude s'installe de cette vie bourgeoise et conventionnelle. La période 1920-1923 marquera un tournant dans la vie d’Edward WESTON, tant professionnelle que personnelle. Il commence tout d’abord par orienter son travail vers des motifs plus abstraits, puis, à l’occasion de photographies des aciéries Armco dans l’Ohio en 1922, choisit un style très « net » qui ne le quittera plus.

Lors de cette même année, il fait la connaissance des photographes Alfred Stieglitz, Charles Sheeler et Paul Strand à New York, rencontre qui le conforte dans cette direction.

En 1923, il quitte également sa famille pour s’installer au Mexique avec la photographe italienne Tina Modotti. Ils y font la connaissance d’intellectuels et artistes mexicain comme Frida Kahlo et Diego Rivera qu'Edward Weston photographia. À côté du portrait, Weston se spécialisa dans le nu et la nature morte.

En 1927, après sa rupture avec Tina Modotti, Weston s'installe à Carmel sur la côte pacifique de la Californie. Il vit et travaille dans une maison en bois, prend des clichés de la côte rocheuse, de coquillages et de légumes (poivron n°30 en 1930 est l'une des plus célèbres).

Après quelques expositions de ses travaux à New York, il cofonde alors le groupe f/64 en 1932 avec Ansel Adams, Willard Van Dyke, Imogen Cunningham et d'autres. Selon le manifeste du groupe, « les membres du groupe f/64 croient que la photographie, comme forme d'art, doit se développer le long de lignes définies par les réalités et les limites du médium photographique, et doivent rester indépendante des conventions idéologiques de l'art et de l'esthétique d'une période et d'une culture antérieurs à la croissance du médium lui-même. »

En 1936, il réalise une série de nus et de photographies de dunes à Oceano, Californie. Ces images sont souvent considérées comme le sommet de son art.

A partir de 1937, Edward Weston voit son travail reconnu plus largement. Grâce à une bourse du Guggenheim, il parcourt l’ouest américain avec sa seconde épouse (Charis Wilson), il bénéficie aussi de plusieurs contrats d’exclusivité et édite des livres. En 1946 une importante rétrospective lui est consacrée au MOMA, avec 300 œuvres exposées.

Frappé de la maladie de Parkinson, Weston a fait à ses dernières photographies à la Réserve d'État de Point Lobos en 1948. L'année 1952 voit la publication d'une brochure pour le 50e anniversaire de son travail, imprimée par son fils Brett. En 1955-1956, il désigna Brett et Cole Weston, et la dernière épouse de Brett, Dody Le Center for Creative Photography de l'Université d'Arizona à Tucson conserve les archives du travail d'Edward Weston, c'est-à-dire plusieurs milliers de négatifs et des centaines de tirages.

Weston est généralement reconnu comme l'un des plus grands artistes photographiques du XXe siècle.

Pour en savoir plus :

Site officiel : http://www.edward-weston.com/index.htm

Photophiles magazine : http://www.photophiles.com/index.php/les-articles-archives/biographies/39-edward-weston.html

Wikipedia FR : http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Weston

Wikipedia US : http://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Weston

Un texte de Weston à propos de son art : http://www.masters-of-photography.com/W/weston/weston_articles3.html

Warren, pour tirer sous sa surveillance les 800 négatifs qu'il considérait comme les plus importants.

Edouard Weston est mort dans sa maison de Wildcat Hill à Carmel-by-the-Sea, Californie, le 1er janvier 1958, à l'âge de 71 ans. Ses cendres ont été dispersées à Point Lobos.

 

 

MODOTTI TINA (1896-1942) (source : Encyclopédia universalis : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tina-modotti/2-un-engagement-politique/)

ains d'un montreur de marionnettes, T. Modotti

Photographe mexicaine d'origine italienne, Tina Modotti traverse brièvement l'histoire de la photographie, en constituant, de 1923 à 1930, une œuvre inspirée par sa passion pour le Mexique. La situation postrévolutionnaire du pays, sa pauvreté agissent comme un révélateur sur cette militante qui fait de l'art et de la politique mêlés la pierre de touche de sa créativité. Ces sept années sont aussi un répit miraculeux dans la fuite en avant que fut la vie de Modotti. La légende créée autour de ce personnage tumultueux tend à reléguer l'étude de son art au second plan. Lors d'une vente aux enchères à New York, en 1991, le prix record de 165 000 dollars atteint par une de ses natures mortes, Roses (1925), aurait été davantage redevable à l'aura de son auteur qu'à son talent. Pourtant son œuvre n'est modeste que par le nombre – deux cent cinquante photographies.

  Un engagement politique

Le départ de Weston, en 1925, l'immerge encore davantage dans les réalités du pays. Dans ses portraits d'enfants des rues, de paysans ou de sa servante Elisa, frontaux et émouvants, se lit sa compassion pour un peuple en souffrance. Sa fascination aussi. Ses photographies de figures de la vie quotidienne expriment sa sensibilité aux problèmes sociaux du Mexique des années 1920 : la pauvreté, la misère, les travaux pénibles. En 1926, Tina Modotti adhère au Parti communiste. La cause révolutionnaire qu'elle sert dorénavant doit nourrir son art – à moins que l'art ne doive, à son tour, nourrir la révolution. Jouant avec les formes de la propagande, Modotti compose ses images comme autant d'allégories – Cartouchière, maïs et faucille, Mains appuyées sur un outil (1927) ou Femme avec drapeau (1928) –, qui expriment les tréfonds de l'âme mexicaine. En 1929, parvenue à la maturité de son art, elle réalise un dernier reportage sur la beauté quotidienne et radieuse des Femmes de Tehuantepec et réalise une exposition, organisée par D. A. Siqueiros, à l'Université nationale autonome de Mexico.

La liberté d'une femme a un revers dévastateur en ce début de xx

 

Tina Modotti (souce : Wikipédia)

Assunta Adelaide Luigia Modotti Mondini1 dite Tina2 Modotti, née le 17 août 18961 à Udine3, région du Frioul-Vénétie julienne, Italie et morte le 6 janvier 1942445 ans) à Mexico4, est un mannequin, une actrice, une photographe et une militante révolutionnaire.

 

  •  

 

Biographie

Jusqu’en 1908, Tina Modotti vit entre l’Autriche et l’Italie, avant de s’installer à Udine et d’entrer dans une usine de textile. Elle y reste jusqu’en 1913, et part ensuite rejoindre son père à San Francisco pour travailler dans une manufacture de soie avant de devenir couturière indépendante.

En 1917, elle épouse le peintre et poète américain Roubaix de L'Abrie Richey, qui meurt en 1922.

Elle travaille pour les studios cinématographiques d'Hollywood et devient actrice vers 1920. On la voit dans Tiger Lady.

En 1921, elle étudie la photo avec Edward Weston à Los Angeles et ouvre avec lui, de 1923 à 1930, un studio à Mexico, où elle se lia d’amitié avec Diego Rivera et Frida Kahlo.

En 1924, elle réalise sa première exposition avec Weston. De 1927 à 1930, elle collabore à la rédaction de plusieurs magazines. Ayant rejoint le parti communiste en 1927, elle fut expulsée du Mexique 3 ans plus tard et s'établit à Berlin, où elle continua son travail de photographe tout en poursuivant son activité politique.

De 1931 à 1934, elle vit à Moscou, où elle suspend son activité de photographe.

De 1935 à 1938, après un passage par la France, elle s’installe en Espagne et travaille comme reporter, tout en continuant ses activités politiques.

En 1939, elle repart au Mexique et meurt le 6 janvier 1942 à Mexico.

Filmographie

Pendant cette période, les actrices étaient censées apporter leurs propre costumes, c'est ainsi que pour ces films, Tina, couturière douée, conçut ses vêtements : "garish plaid travel ensemble, satin cloak, bejeweled brassiere, feathered beret, harem pants, tie-dyed shawl and batiked gown."

Collections

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

Livres de Tina Modotti

  • Tina Modotti, Lettres à Edward Weston 1922–1931, titre original Vita, arte e rivoluzione Lettere a Edward Weston 1922–1931, édition de Valentina Agostinis, traduit de l'anglais par Béatrice Vierne, Anatolia éditions, Paris, 1995 (ISBN 2-909848-20-5)

Livres sur Tina Modotti

  • Margaret Hooks, Tina Modotti Amour, art et révolution, titre original Tina Modotti, Photographer and Revolutionary, traduit de l'anglais par Béatrice Vierne, Anatolia éditions, Paris, 1995 (ISBN 2-909848-19-1)

Bande dessinée[modifier]

  • L'impertinence d'un été, deux albums parus en 2009 et 2010. Scénario de Denis Lapière, dessin de Ruben Pellejero, éditions Dupuis, label Aire libre. Les albums couvrent principalement la période 1923 à 1930 d'Edward Weston au Mexique et sa relation amoureuse avec Tina Modotti.
  • Tina Modotti, roman graphique paru en juin 2011. Une biographie de Tina par Angel de la Calle, publiée en co-édition par Vertige Graphic et la librairie Envie de Lire.

Autres

  • Trois chansons ont été écrites sur Tina Modotti. Une dans sa langue natale, le frioulan, intitulée Tine5 et écrite par Jean-Marie Sommarti, une autre, en italien, écrite par Maxime Bubola et la troisième, Recap Modotti par le groupe américain Fugazi sur l'album End Hits sorti en 1998.
  • Une plaque commémorative, via Pracchiuso à Udine, rappelle au passant que Tina Modotti naquit dans cette maison. Sur cette plaque est gravée une citation du poète chilien Pablo Neruda célébrant la mémoire et l'engagement de son amie.
  • Le guitariste américain Nels Cline lui rend hommage dans son morceau Exiled (for Tina Modotti) présent sur l'album Silencer sorti en 1992.

Notes et références

1.    a et b Margaret Hooks, Tina Modotti Amour, art et révolution, titre original Tina Modotti, Photographer and Revolutionary, traduit de l'anglais par Béatrice Vierne, Anatolia éditions, Paris, 1995 (ISBN 2-909848-19-1), p. 21.

2.   

« Troisième enfant et deuxième fille d'Assunta Mondini et de Giuseppe Saltarini Modotti, la petite fille est très vite appelée « Assuntina », pour la distinguer de sa mère, diminutif qui ne tarde pas à se contracter en « Tina », le nom qu'elle portera toute sa vie. »

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 22:18

TinaModottiNu1.jpg

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 22:13

Ma compagne Kati GorjànTinaModotti1.jpg, artiste et amoureuse des arts, s’est fait chasser de Facabook pour avoir publié une photo de Tina Modotti, nue, prise par Edward Weston, un des plus grands photographes américains. Après l’éviction de Facebook d’un audacieux ayant osé  publier « L’origine du monde » de Gustave Courbet, on peut légitimement se demander quels sont les critères de Facebook en matière artistique. On peut comprendre que le système Facebook n’ait pas envie de protéger les pédophiles violeurs et autres psychopathes dangereux mais on peut se demander de quel droit Facebook prive ses usagers d’ accès à la culture. De quel droit, Facebook, devenue une des entreprises les plus rentables d’aujourd’hui, ne s’équipe pas de « filtres » constitués de personnes cultivées et expertes en arts. De quel droit Facebook tout en se ridiculisant, s’aligne sur les plus populistes, voire fascistes, des démagogues pour couper, rejeter et interdire l’accès à l’art. A moins que ce ne soit autre chose ? Tina Modotti était une photographe communiste et Gustave Courbet un chaud partisan de la Commune de Paris.

Je mets en illustration un photographie composée par Tina Modotti. La photographie de Tina Modotti nue n’apparaît que sur mon blog.

Gérard DE SELYS

 

Edward WESTON (1886-1958) est un photographe américain, co-fondateur du groupe f/64, avec notamment Ansel ADAMS. f/64 se rapporte à la plus petite ouverture du diaphragme d'un appareil-photo de grand format, elle donne la profondeur de champ maximum, rendant la photographie très nette du premier plan au dernier plan. Cela correspond à la théorie de la « photographie pure » que le groupe a adoptée.

En 1902, à l'âge de 16 ans, il reçoit son premier appareil photo et connaît rapidement un certain succès dans la région de Chicago où il réside. Il part alors s’installer comme photographe professionnel en Californie, à l’âge de 20 ans.

Entre 1906 et 1920, la Edward WESTON se marie avec Flora May, fonde une famille (quatre fils dont Brett et Cole) et ouvre son premier studio. Il connaît un réel succès dans le style de l'époque (le "pictorialisme"), et cinq de ses photos sont par exemple sélectionnées en 1914 pour le salon international de Londres.

Une certaine lassitude s'installe de cette vie bourgeoise et conventionnelle. La période 1920-1923 marquera un tournant dans la vie d’Edward WESTON, tant professionnelle que personnelle. Il commence tout d’abord par orienter son travail vers des motifs plus abstraits, puis, à l’occasion de photographies des aciéries Armco dans l’Ohio en 1922, choisit un style très « net » qui ne le quittera plus.

Lors de cette même année, il fait la connaissance des photographes Alfred Stieglitz, Charles Sheeler et Paul Strand à New York, rencontre qui le conforte dans cette direction.

En 1923, il quitte également sa famille pour s’installer au Mexique avec la photographe italienne Tina Modotti. Ils y font la connaissance d’intellectuels et artistes mexicain comme Frida Kahlo et Diego Rivera qu'Edward Weston photographia. À côté du portrait, Weston se spécialisa dans le nu et la nature morte.

En 1927, après sa rupture avec Tina Modotti, Weston s'installe à Carmel sur la côte pacifique de la Californie. Il vit et travaille dans une maison en bois, prend des clichés de la côte rocheuse, de coquillages et de légumes (poivron n°30 en 1930 est l'une des plus célèbres).

Après quelques expositions de ses travaux à New York, il cofonde alors le groupe f/64 en 1932 avec Ansel Adams, Willard Van Dyke, Imogen Cunningham et d'autres. Selon le manifeste du groupe, « les membres du groupe f/64 croient que la photographie, comme forme d'art, doit se développer le long de lignes définies par les réalités et les limites du médium photographique, et doivent rester indépendante des conventions idéologiques de l'art et de l'esthétique d'une période et d'une culture antérieurs à la croissance du médium lui-même. »

En 1936, il réalise une série de nus et de photographies de dunes à Oceano, Californie. Ces images sont souvent considérées comme le sommet de son art.

A partir de 1937, Edward Weston voit son travail reconnu plus largement. Grâce à une bourse du Guggenheim, il parcourt l’ouest américain avec sa seconde épouse (Charis Wilson), il bénéficie aussi de plusieurs contrats d’exclusivité et édite des livres. En 1946 une importante rétrospective lui est consacrée au MOMA, avec 300 œuvres exposées.

Frappé de la maladie de Parkinson, Weston a fait à ses dernières photographies à la Réserve d'État de Point Lobos en 1948. L'année 1952 voit la publication d'une brochure pour le 50e anniversaire de son travail, imprimée par son fils Brett. En 1955-1956, il désigna Brett et Cole Weston, et la dernière épouse de Brett, Dody Le Center for Creative Photography de l'Université d'Arizona à Tucson conserve les archives du travail d'Edward Weston, c'est-à-dire plusieurs milliers de négatifs et des centaines de tirages.

Weston est généralement reconnu comme l'un des plus grands artistes photographiques du XXe siècle.

Pour en savoir plus :

Site officiel : http://www.edward-weston.com/index.htm

Photophiles magazine : http://www.photophiles.com/index.php/les-articles-archives/biographies/39-edward-weston.html

Wikipedia FR : http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Weston

Wikipedia US : http://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Weston

Un texte de Weston à propos de son art : http://www.masters-of-photography.com/W/weston/weston_articles3.html

Warren, pour tirer sous sa surveillance les 800 négatifs qu'il considérait comme les plus importants.

Edouard Weston est mort dans sa maison de Wildcat Hill à Carmel-by-the-Sea, Californie, le 1er janvier 1958, à l'âge de 71 ans. Ses cendres ont été dispersées à Point Lobos.

 

 

MODOTTI TINA (1896-1942) (source : Encyclopédia universalis : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tina-modotti/2-un-engagement-politique/)

ains d'un montreur de marionnettes, T. Modotti

Photographe mexicaine d'origine italienne, Tina Modotti traverse brièvement l'histoire de la photographie, en constituant, de 1923 à 1930, une œuvre inspirée par sa passion pour le Mexique. La situation postrévolutionnaire du pays, sa pauvreté agissent comme un révélateur sur cette militante qui fait de l'art et de la politique mêlés la pierre de touche de sa créativité. Ces sept années sont aussi un répit miraculeux dans la fuite en avant que fut la vie de Modotti. La légende créée autour de ce personnage tumultueux tend à reléguer l'étude de son art au second plan. Lors d'une vente aux enchères à New York, en 1991, le prix record de 165 000 dollars atteint par une de ses natures mortes, Roses (1925), aurait été davantage redevable à l'aura de son auteur qu'à son talent. Pourtant son œuvre n'est modeste que par le nombre – deux cent cinquante photographies.

  Un engagement politique

Le départ de Weston, en 1925, l'immerge encore davantage dans les réalités du pays. Dans ses portraits d'enfants des rues, de paysans ou de sa servante Elisa, frontaux et émouvants, se lit sa compassion pour un peuple en souffrance. Sa fascination aussi. Ses photographies de figures de la vie quotidienne expriment sa sensibilité aux problèmes sociaux du Mexique des années 1920 : la pauvreté, la misère, les travaux pénibles. En 1926, Tina Modotti adhère au Parti communiste. La cause révolutionnaire qu'elle sert dorénavant doit nourrir son art – à moins que l'art ne doive, à son tour, nourrir la révolution. Jouant avec les formes de la propagande, Modotti compose ses images comme autant d'allégories – Cartouchière, maïs et faucille, Mains appuyées sur un outil (1927) ou Femme avec drapeau (1928) –, qui expriment les tréfonds de l'âme mexicaine. En 1929, parvenue à la maturité de son art, elle réalise un dernier reportage sur la beauté quotidienne et radieuse des Femmes de Tehuantepec et réalise une exposition, organisée par D. A. Siqueiros, à l'Université nationale autonome de Mexico.

La liberté d'une femme a un revers dévastateur en ce début de xx

 

Tina Modotti (souce : Wikipédia)

Assunta Adelaide Luigia Modotti Mondini1 dite Tina2 Modotti, née le 17 août 18961 à Udine3, région du Frioul-Vénétie julienne, Italie et morte le 6 janvier 1942445 ans) à Mexico4, est un mannequin, une actrice, une photographe et une militante révolutionnaire.

 

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Biographie

Jusqu’en 1908, Tina Modotti vit entre l’Autriche et l’Italie, avant de s’installer à Udine et d’entrer dans une usine de textile. Elle y reste jusqu’en 1913, et part ensuite rejoindre son père à San Francisco pour travailler dans une manufacture de soie avant de devenir couturière indépendante.

En 1917, elle épouse le peintre et poète américain Roubaix de L'Abrie Richey, qui meurt en 1922.

Elle travaille pour les studios cinématographiques d'Hollywood et devient actrice vers 1920. On la voit dans Tiger Lady.

En 1921, elle étudie la photo avec Edward Weston à Los Angeles et ouvre avec lui, de 1923 à 1930, un studio à Mexico, où elle se lia d’amitié avec Diego Rivera et Frida Kahlo.

En 1924, elle réalise sa première exposition avec Weston. De 1927 à 1930, elle collabore à la rédaction de plusieurs magazines. Ayant rejoint le parti communiste en 1927, elle fut expulsée du Mexique 3 ans plus tard et s'établit à Berlin, où elle continua son travail de photographe tout en poursuivant son activité politique.

De 1931 à 1934, elle vit à Moscou, où elle suspend son activité de photographe.

De 1935 à 1938, après un passage par la France, elle s’installe en Espagne et travaille comme reporter, tout en continuant ses activités politiques.

En 1939, elle repart au Mexique et meurt le 6 janvier 1942 à Mexico.

Filmographie

Pendant cette période, les actrices étaient censées apporter leurs propre costumes, c'est ainsi que pour ces films, Tina, couturière douée, conçut ses vêtements : "garish plaid travel ensemble, satin cloak, bejeweled brassiere, feathered beret, harem pants, tie-dyed shawl and batiked gown."

Collections

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

Livres de Tina Modotti

  • Tina Modotti, Lettres à Edward Weston 1922–1931, titre original Vita, arte e rivoluzione Lettere a Edward Weston 1922–1931, édition de Valentina Agostinis, traduit de l'anglais par Béatrice Vierne, Anatolia éditions, Paris, 1995 (ISBN 2-909848-20-5)

Livres sur Tina Modotti

  • Margaret Hooks, Tina Modotti Amour, art et révolution, titre original Tina Modotti, Photographer and Revolutionary, traduit de l'anglais par Béatrice Vierne, Anatolia éditions, Paris, 1995 (ISBN 2-909848-19-1)

Bande dessinée[modifier]

  • L'impertinence d'un été, deux albums parus en 2009 et 2010. Scénario de Denis Lapière, dessin de Ruben Pellejero, éditions Dupuis, label Aire libre. Les albums couvrent principalement la période 1923 à 1930 d'Edward Weston au Mexique et sa relation amoureuse avec Tina Modotti.
  • Tina Modotti, roman graphique paru en juin 2011. Une biographie de Tina par Angel de la Calle, publiée en co-édition par Vertige Graphic et la librairie Envie de Lire.

Autres

  • Trois chansons ont été écrites sur Tina Modotti. Une dans sa langue natale, le frioulan, intitulée Tine5 et écrite par Jean-Marie Sommarti, une autre, en italien, écrite par Maxime Bubola et la troisième, Recap Modotti par le groupe américain Fugazi sur l'album End Hits sorti en 1998.
  • Une plaque commémorative, via Pracchiuso à Udine, rappelle au passant que Tina Modotti naquit dans cette maison. Sur cette plaque est gravée une citation du poète chilien Pablo Neruda célébrant la mémoire et l'engagement de son amie.
  • Le guitariste américain Nels Cline lui rend hommage dans son morceau Exiled (for Tina Modotti) présent sur l'album Silencer sorti en 1992.

Notes et références

1.    a et b Margaret Hooks, Tina Modotti Amour, art et révolution, titre original Tina Modotti, Photographer and Revolutionary, traduit de l'anglais par Béatrice Vierne, Anatolia éditions, Paris, 1995 (ISBN 2-909848-19-1), p. 21.

2.   

« Troisième enfant et deuxième fille d'Assunta Mondini et de Giuseppe Saltarini Modotti, la petite fille est très vite appelée « Assuntina », pour la distinguer de sa mère, diminutif qui ne tarde pas à se contracter en « Tina », le nom qu'elle portera toute sa vie. »

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 17:05

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Un Français sur dix n’a pas plus de trois conversations personnelles par an. La solitude frappe quatre millions de Français de plus de dix-huit ans, soit neuf pour cent de la population française. Deux pauvres sur dix n’ont pas plus de trois conversations personnelles par an en France. Tout porte à croire qu’il en est de même dans la plupart des  pays d’Europe. Si nous consacrions notre été à écouter et échanger ?

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 15:08

« Ne rougissez pas de vouloir la lune : il nous la faut »

 

 

 

La crise de la dette qui balaie certains pays européens prend une tournure inédite : née du choix des Etats d’emprunter pour sauver les banques, elle place des pouvoirs publics exsangues sous la tutelle d’institutions soustraites au suffrage universel. Le destin des peuples de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande ne se forge plus dans les Parlements, mais dans les bureaux de la Banque centrale, de la Commission européenne et du Fonds monétaire international. En attendant une convergence des mouvements sociaux ?

Par Serge Halimi (Le Monde Diplomatique juillet 2011)lune.jpg

Economique mais aussi démocratique, la crise européenne soulève quatre questions principales. Pourquoi des politiques dont la banqueroute est assurée sont-elles néanmoins déployées dans trois pays (Irlande, Portugal, Grèce) avec une férocité remarquée ? Les architectes de ces choix sont-ils des illuminés pour que chaque échec — prévisible — de leur médication les conduise à en décupler la dose ? Dans des systèmes démocratiques, comment expliquer que les peuples victimes de telles ordonnances semblent n’avoir d’autre recours que de remplacer un gouvernement qui a failli par un autre idéologiquement jumeau et déterminé à pratiquer la même « thérapie de choc » ? Enfin, est-il possible de faire autrement ?

La réponse aux deux premières questions s’impose sitôt qu’on s’affranchit du verbiage publicitaire sur l’« intérêt général », les « valeurs partagées de l’Europe », le « vivre ensemble ». Loin d’être folles, les politiques mises en œuvre sont rationnelles. Et, pour l’essentiel, elles atteignent leur objectif. Seulement, celui-ci n’est pas de mettre un terme à la crise économique et financière, mais d’en recueillir les fruits, incroyablement juteux. Une crise qui permet de supprimer des centaines de milliers de postes de fonctionnaires (en Grèce, neuf départs à la retraite sur dix ne seront pas remplacés), d’amputer leurs traitements et la durée de leurs congés payés, de brader des pans entiers de l’économie au profit d’intérêts privés, de remettre en cause le droit du travail, d’augmenter les impôts indirects (les plus inégalitaires), de relever les tarifs des services publics, de réduire le remboursement des soins de santé, d’exaucer en somme le rêve d’une société de marché — cette crise-là constitue la providence des libéraux. En temps ordinaire, la moindre des mesures prises les aurait contraints à un combat incertain et acharné ; ici, tout vient d’un coup. Pourquoi souhaiteraient-ils donc la sortie d’un tunnel qui ressemble pour eux à une autoroute vers la Terre promise ?

Le 15 juin dernier, les dirigeants de l’Irish Business and Employers Confederation (IBEC), l’organisation patronale irlandaise, se rendaient à Bruxelles. Ils demandèrent à la Commission européenne de faire pression sur Dublin pour qu’une partie de la législation du travail irlandaise soit démantelée sans tarder. Au sortir de la réunion, M. Brendan McGinty, directeur des relations industrielles et des ressources humaines de l’IBEC, déclara : « Les observateurs étrangers voient bien que nos règles salariales entravent la création d’emplois, la croissance et la reprise. Or une réforme d’envergure constitue un élément central du programme qui a reçu l’aval de l’UE [Union européenne] et du FMI [Fonds monétaire international]. Ce n’est pas le moment pour le gouvernement de caler devant les décisions difficiles. »

Difficiles, les décisions ne le seront pas pour tous, puisqu’elles généraliseront une tendance déjà observée dans les secteurs déréglementés : « L’échelle des rémunérations pour les nouveaux salariés a baissé d’environ 25 % ces dernières années, note l’IBEC. Ce qui montre que le marché du travail répond [sic] à une crise économique et au chômage (1). » Ainsi, le levier de la dette souveraine procure à l’UE et au FMI les moyens de faire régner à Dublin l’ordre dont rêve le patronat irlandais.

La règle semble s’appliquer ailleurs puisque, le 11 juin, l’un des éditorialistes de The Economist signalait que « les Grecs soucieux de réformes voient dans la crise une occasion de remettre le pays sur le bon chemin. Ils louent en silence les étrangers qui serrent la vis à leurs élus (2) ». Dans le même numéro de l’hebdomadaire libéral, on pouvait aussi découvrir une analyse du plan d’austérité que l’UE et le FMI infligent au Portugal. « Les hommes d’affaires jugent de façon catégorique qu’il ne faut pas s’en écarter. Pedro Ferraz da Costa, qui dirige un think tank patronal, estime qu’aucun parti portugais n’aurait proposé au cours des trente dernières années un programme de réformes aussi radical. Il ajoute que le Portugal ne doit pas laisser passer une telle occasion (3). » Vive la crise, en somme.

les « analphabètes » économiques paient, imaginant qu’il s’agit d’un tribut dû au destin

Trente ans, c’est à peu près l’âge de la démocratie portugaise, avec ses jeunes capitaines que le peuple couvrait d’œillets pour les remercier d’avoir renversé une dictature, mis fin aux guerres coloniales en Afrique, promis une réforme agraire, des campagnes d’alphabétisation, le pouvoir ouvrier dans les usines. Là, en revanche, avec la réduction du revenu minimum d’insertion et du montant des allocations-chômage, les « réformes » libérales des retraites, de la santé et de l’éducation, les privatisations massives (lire « Le mouvement des immobiles »), c’est le grand bond en arrière, Noël en été pour le capital. Et le sapin va continuer de ployer sous le poids des cadeaux puisque le nouveau premier ministre Pedro Passos Coelho a promis d’aller au-delà de ce que lui imposent l’UE et le FMI. Il veut en effet « surprendre » les investisseurs.

« Qu’ils en soient conscients ou non, analyse l’économiste américain Paul Krugman, les dirigeants politiques servent presque exclusivement les intérêts des rentiers — ceux qui tirent énormément de revenus de leur fortune, qui ont prêté beaucoup d’argent dans le passé, souvent de manière étourdie, et qu’on protège à présent contre une perte en reportant celle-ci sur tous les autres. » Krugman estime que les préférences de ces détenteurs de capitaux s’imposent d’autant plus naturellement qu’« ils versent des sommes importantes lors des campagnes électorales et ont accès aux décideurs politiques qui, sitôt qu’ils n’exerceront plus de responsabilité publique, viendront souvent travailler pour eux (4) ». Lors de la discussion européenne relative au renflouement financier de la Grèce, la ministre autrichienne des finances Maria Fekter estima d’abord que « vous ne pouvez pas laisser les banques réaliser des profits pendant que les contribuables essuient les pertes (5) ». Touchante naïveté, mais passagère : après avoir hésité pendant quarante-huit heures, l’Europe a laissé les « intérêts des rentiers » s’imposer sur toute la ligne.

En apparence, la crise de la dette souveraine découle de mécanismes « complexes » dont la compréhension exige de pouvoir jongler avec les innovations permanentes de l’ingénierie financière : produits dérivés, primes de défaillance (les fameux CDS ou credit default swaps), etc. Cette sophistication étourdit l’analyse, ou plutôt la réserve au petit cénacle des « comprenants », qui sont généralement les profiteurs. Eux encaissent en connaissance de cause, pendant que les « analphabètes » économiques paient, imaginant peut-être qu’il s’agit d’un tribut dû au destin. Ou à une modernité qui les dépasse, ce qui revient au même. Essayons donc plutôt la simplicité, c’est-à-dire la politique.

Autrefois, les monarques européens obtenaient des prêts des doges de Venise, des marchands florentins, des banquiers génois. Nul ne pouvait les contraindre à rembourser ; parfois ils s’en dispensaient, ce qui réglait le problème de la dette publique… Beaucoup plus tard, le jeune pouvoir soviétique fit savoir qu’il ne s’estimait pas comptable des sommes empruntées et dilapidées par les tsars : des générations d’épargnants français se retrouvèrent alors avec des emprunts russes sans valeur dans leur grenier.

Mais d’autres moyens, plus subtils, permettaient de desserrer le garrot de la créance (6). Ainsi, la dette publique britannique passa entre 1945 et 1955 de 216 % à 138 % du produit intérieur brut (PIB) ; celle des Etats-Unis, de 116 % à 66 %. Sans plan d’austérité, au contraire. Bien sûr, le développement économique impétueux de l’après-guerre résorba automatiquement la part de la dette dans la richesse nationale. Mais ce ne fut pas tout. Car les Etats remboursaient alors une valeur nominale qui s’amenuisait chaque année du niveau de l’inflation. Quand un prêt souscrit avec un intérêt annuel de 5 % est remboursé avec une monnaie qui fond tous les ans de 10 %, ce qu’on appelle le « taux d’intérêt réel » devient négatif — et c’est le débiteur qui gagne. Justement, de 1945 à 1980, le taux d’intérêt réel fut négatif presque chaque année dans la plupart des pays occidentaux. Résultat, « les épargnants déposaient leur argent dans des banques qui prêtaient aux Etats à des taux inférieurs à celui de l’inflation (7) ». La dette publique se dégonflait alors sans grand effort : aux Etats-Unis, des taux d’intérêt réels négatifs rapportèrent au Trésor américain un montant égal à 6,3 % du PIB par an pendant toute la décennie 1945-1955  (8).

Pourquoi les « épargnants » acceptaient-ils d’être grugés ? C’est qu’ils n’avaient guère le choix. En raison du contrôle des capitaux, de la nationalisation des banques aussi, ils ne pouvaient faire autrement que de prêter à l’Etat, lequel se finançait ainsi (9). Impossible alors pour de riches particuliers d’acheter des placements spéculatifs brésiliens indexés sur l’évolution des prix du soja dans les trois années à venir... Restaient la fuite des capitaux, les valises de lingots d’or quittant la France pour la Suisse à la veille d’une dévaluation ou d’une échéance électorale que la gauche risquait de remporter. Mais les fraudeurs pouvaient se retrouver en prison.

Avec les années 1980, le décor est bouleversé. Les revalorisations de salaires au rythme de l’inflation (échelle mobile) protégeaient la plupart des travailleurs des conséquences de cette dernière, pendant que l’absence de liberté des mouvements de capitaux obligeait les investisseurs à endurer des taux d’intérêt réels négatifs. Désormais, ce sera le contraire.

Le peuple a compris qu’il ne serait jamais assez pauvre pour que le système le prenne en pitié

L’échelle mobile des salaires disparaît presque partout — en France, l’économiste Alain Cotta nommera cette décision majeure, prise en 1982, le « don Delors » (au patronat). Par ailleurs, entre 1981 et 2007, l’hydre de l’inflation est terrassée et les taux d’intérêt réels deviennent presque toujours positifs. Profitant de la libéralisation des mouvements de capitaux, les « épargnants » (précisons qu’il ne s’agit ici ni de la retraitée de Lisbonne disposant d’un compte à la poste, ni de l’employé de Salonique…) mettent les Etats en concurrence et, selon l’expression fameuse de François Mitterrand, « gagnent de l’argent en dormant ». Prime de risque sans prise de risque ! Est-il vraiment utile de souligner que passer de l’échelle mobile des salaires avec des taux d’intérêt réels négatifs à une baisse accélérée du pouvoir d’achat avec une rémunération du capital qui s’envole entraîne un renversement total de la donne sociale ?

Apparemment cela ne suffit plus. Aux mécanismes qui favorisent le capital au détriment du travail, la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne [BCE], FMI) a choisi d’ajouter la contrainte, le chantage, l’ultimatum. Des Etats exsangues d’avoir trop généreusement secouru les banques implorent un prêt pour boucler leurs fins de mois ; elle leur enjoint de choisir entre la purge libérale et la faillite. Toute une partie de l’Europe, qui hier déboulonnait les dictatures d’António de Oliveira Salazar, de Francisco Franco, des colonels grecs, se retrouve ainsi ravalée au rang de protectorat administré par Bruxelles, Francfort et Washington. Mission principale : protéger la finance.

Les gouvernements de ces Etats demeurent, mais uniquement pour surveiller la bonne exécution des ordres et recevoir les éventuels crachats de leur peuple, qui a compris qu’il ne serait jamais assez pauvre pour que le système ait pitié de lui. « La plupart des Grecs, relève Le Figaro, comparent la tutelle budgétaire internationale à une nouvelle dictature, après celle des colonels, que le pays traversa de 1967 à 1974 (10). » Comment imaginer que l’idée européenne sortira grandie de se trouver ainsi associée à une camisole de force, à un huissier étranger qui s’empare de vos îles, de vos plages, de vos Haras nationaux, de vos services publics pour les revendre au privé ? Depuis 1919 et le traité de Versailles, qui ignore ce qu’un tel sentiment d’humiliation populaire peut déchaîner de nationalisme destructeur ?

D’autant que les provocations se multiplient. Le prochain gouverneur de la BCE, M. Mario Draghi, qui comme son prédécesseur dispensera des consignes de « rigueur » à Athènes, était vice-président de Goldman Sachs au moment où cette banque d’affaires aidait la droite grecque à maquiller les comptes publics (11). Le FMI, qui a aussi un avis sur la Constitution française, demande à Paris d’y introduire une « règle d’équilibre des finances publiques » ; M. Nicolas Sarkozy s’y emploie.

De son côté, la France fait savoir qu’elle aimerait qu’à l’instar de leurs homologues portugais les partis grecs « s’unissent et forment une alliance » ; le premier ministre François Fillon comme M. José Barroso, président de la Commission européenne, ont d’ailleurs tenté d’en convaincre le dirigeant de la droite grecque, M. Antonis Samaras. Enfin M. Jean-Claude Trichet, président de la BCE, imagine déjà que « les autorités européennes aient un droit de veto sur certaines décisions de politique économique nationale (12) ».

Le Honduras a créé des zones franches où la souveraineté de l’Etat ne s’applique pas (13). L’Europe institue à présent des « sujets francs » (économie, social) à propos desquels le débat entre partis politiques s’évanouit, puisqu’il s’agit de domaines de souveraineté limitée ou nulle. La discussion se concentre alors sur les « thèmes de société » : burqa, légalisation du cannabis, radars sur les autoroutes, polémique du jour à propos de la phrase malencontreuse, du geste impatient, du juron d’un homme politique étourdi ou d’un artiste qui a trop bu. Ce tableau d’ensemble confirme une tendance déjà perceptible depuis deux décennies : la délocalisation du pouvoir politique réel vers des lieux d’apesanteur démocratique. Jusqu’au jour où l’indignation éclate. Nous y sommes.

Réclamer l’« impossible » quand, en ricanant, les libéraux parachèvent l’insupportable

Mais l’indignation est désarmée sans connaissance des mécanismes qui l’ont déclenchée et sans relais politiques. Les solutions — tourner le dos aux politiques monétaristes et déflationnistes qui aggravent la « crise », annuler tout ou partie de la dette, saisir les banques, dompter la finance, démondialiser, récupérer les centaines de milliards d’euros que l’Etat a perdus sous forme de baisses d’impôts privilégiant les riches (70 milliards rien qu’en France depuis dix ans) — sont connues. Et des gens dont la maîtrise de l’économie n’a rien à envier à celle de M. Trichet, mais qui ne servent pas les mêmes intérêts que lui, les ont détaillées (14).

Il s’agit donc moins que jamais d’un débat « technique » et financier, et bien plutôt d’un combat politique et social. Assurément, les libéraux ricaneront que les progressistes réclament l’impossible. Mais que font-ils d’autre, eux, que parachever l’insupportable ? Le temps est donc peut-être à nouveau venu de se remémorer l’exhortation que Jean-Paul Sartre prêtait à Paul Nizan : « Ne rougissez pas de vouloir la lune : il nous la faut (15). »

Serge Halimi.

(4) Paul Krugman, « Rule by rentiers », The New York Times, 10 juin 2011.

(5) International Herald Tribune, Neuilly-sur-Seine, 15 juin 2011.

(6) Lire Laurent Cordonnier, « Un pays peut-il faire faillite ? ? », Le Monde diplomatique, mars 2010.

(7) Cf. « The great repression », The Economist, 18 juin 2011, qui détaille l’histoire de ce mécanisme.

(8) Ibid.

(9) Lire Pierre Rimbert, « “Nous avons eu le pouvoir, maintenant il nous faut l’argent” », Le Monde diplomatique, avril 2009.

(10) Le Figaro, Paris, 16 juin 2011.

(11) Lire « Bien mal acquis profite toujours (à Goldman Sachs) », Le Monde diplomatique, mars 2010.

(12) Reuters, 2 juin 2011.

(13) Lire Maurice Lemoine, « Villes privées dans la jungle », Le Monde diplomatique, juin 2011.

(14) Sur chacun de ces sujets, Le Monde diplomatique a publié de nombreuses propositions depuis deux ans. On lira également le « Manifeste des économistes atterrés ».

(15) Préface de Jean-Paul Sartre à Aden Arabie, Maspero, Paris, 1971.

(3) « A grim inheritance », The Economist, 11 juin 2011.(1) « IBEC in Brussels on concerns about reform of wage rules », IBEC, 15 juin 2011.

Dossier « Vent de fronde en Europe »

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Édition imprimée — juillet 2011 — Pages 1, 8 et 9
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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 13:58

 

Le 12  mars dernier, l’Italie fêtait le 150ème anniversaire de sa  création et à cette occasion fut donnée, à l’opéra de Rome, une  représentation de l’opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco  de Giuseppe Verdi, dirigé par Riccardo Muti.

Nabucco de Verdi est une  œuvre autant musicale que politique : elle évoque l'épisode de l'esclavage  des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero » est celui du Chœur  des esclaves opprimés. En Italie, ce chant est le symbole de la quête de  liberté du peuple, qui dans les années 1840 - époque où l'opéra fut écrit -  était opprimé par l'empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu'à la  création de l’Italie unifiée.

Avant la représentation, Gianni  Alemanno, le maire de Rome, est monté sur scène pour prononcer un discours  dénonçant les coupes dans le budget de la culture du gouvernement. Et ce,  alors qu’Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de  Berlusconi.

Cette intervention politique, dans un moment culturel des  plus symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu, d’autant  plus que Sylvio Berlusconi en personne assistait à la  représentation…

Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef  d'orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au  tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons  commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes  arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que  l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne  pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du  public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va  Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur.  On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des  esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! ».

Alors  que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : «  Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! »  Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter  des papiers remplis de messages patriotiques – certains demandant « Muti,  sénateur à vie ».

Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois à La  Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va  pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin. « Je ne voulais  pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention  particulière. », raconte-t-il.

Mais le public avait déjà réveillé son  sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est  alors retourné sur son podium, faisant face à la fois au public et à M.  Berlusconi, et voilà ce qui s'est produit :

[Après que les appels pour un  "bis" du "Va Pensiero" se soient tus, on entend dans le public : "Longue vie  à l'Italie !"]

Le chef d'orchestre Riccardo Muti : Oui, je suis d'accord avec ça,  "Longue vie à l'Italie" mais...

[applaudissements]

Muti : Je n'ai plus 30 ans et j'ai vécu  ma vie, mais en tant qu'Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j'ai honte  de ce qui se passe dans mon pays. Donc j'acquiesce à votre demande de bis  pour le "Va Pensiero" à nouveau. Ce n'est pas seulement pour la joie  patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais  le Choeur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé que si nous  continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l'histoire de  l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment "belle  et perdue".

[Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur  scène]

Muti : Depuis  que règne par ici un "climat italien", moi, Muti, je me suis tu depuis de  trop longues années. Je voudrais maintenant... nous devrions donner du sens  à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théatre de la capitale,  et avec un Choeur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné  magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à  nous pour chanter tous ensemble.

C’est alors qu’il invita le public à  chanter avec le Chœur des esclaves. « J’ai vu des groupes de gens se lever.  Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un  moment magique dans l’opéra. »

« Ce soir-là fut non seulement une  représentation du Nabucco, mais également

une déclaration du théâtre de la  capitale à l’attention des politiciens. »

 

Voici une vidéo de ce  moment, à regarder…… c’est fort !!!!

 

 http://www.youtube.com/embed/G_gmtO6JnRs

 

 

Texte et images reçus par courrielBerlusconi2-copie-1.jpg

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 14:03

Tout va bien, rayon répugnance. Le nombre de millionnaires en dollars dans le monde est passé en un an de dix à onze millions.  Ces onze millions de millionnaires en dollars accumulent à eux seuls quarante deux mille milliards de dollars. Soit autant que les PIB cumulés de la République démocratique du Congo, du Népal, de l’Afghanistan, du Mozambique, du Cambodge, du Nicaragua, d’Haïti, du Laos, de la Mongolie et de la Mauritanie.

 

Partout, les riches jouissent des mêmes privilèges, faveurs et passe-droits et partout ils se livrent aux mêmes trafics, détournements et autres turpitudes. Comme en Grèce où les riches ont fermé 1.500 entreprises depuis un an pour les délocaliser et ont, dans le même temps, mis à l’abri à l’étranger 50 milliards d’euros de leurs comptes bancaires.

 

Savez-vous qu’il existe partout dans le monde, chaque année, plusieurs « salons du millionnaire » ? En Belgique, c’est Courtrai qui l’accueille, en France Cannes, en Russie Moscou. Voici, pour vous mettre en appétit ou en colère, le texte de promotion du salon des millionnaires billetsdebanque.jpgde Cannes :

 

« Laissez-vous séduire par les 10 000 m2 d’extravagance tout au long de la Croisette : de belles Bentleys, de merveilleuses Maseratis ; les rivas les plus rares, et le meilleur des produits de beauté, de luxe et de la mode. Ensuite, portez des costumes faits sur mesure ou à l’italienne, puis choisissez un nouveau jet privé, une nouvelle piscine « design », un bijou rare et précieux signé Chopard ou Cartier, et enfin réservez des vacances de rêve sur une île déserte. Pour finir, terminez votre promenade de millionnaire avec une coupe de champagne et une dégustation de caviar en découvrant le dernier home cinéma, et les éléments art déco les plus tendances.

 

Cet événement déjà légendaire dans le monde du luxe a été créé à Amsterdam, et il est rapidement devenu le salon international majeur de l’art de vivre en Europe. Moscou a lancé son premier Salon du Millionnaire en Septembre 2005, et cette année, la Belgique, la Chine et bien entendu la France sont les prochaines terres d’accueil pour cette manifestation incroyable d’un art de vivre extravagant. Cette manifestation est organisée par le groupe media Gijrath, fondateur du salon du Millionnaire à Amsterdam. Yves Gijrath, fondateur et PDG du groupe Gijrath déclare : « Le Salon du Millionnaire est non seulement un paradis du shopping de luxe, mais aussi un réseau événementiel fantastique où les hommes d’affaires peuvent se rencontrer dans un cadre convivial. »

 

Ainsi, le Salon du Millionnaire qui s’attend a environ 10 000 visiteurs est la plate-forme idéale pour lancer de nouveaux produits, concepts, et l’opportunité idéale pour rencontrer de nouveaux clients. Des yachts à la joaillerie, de l’immobilier au voyage de luxe, des voitures haut de gamme aux jets d’affaires, le Salon du Millionnaire nous apporte le meilleur des mondes dans un cadre exceptionnel. »

 

Que fait-on ?

 

GDS

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 14:20

Quatre cent mille étudiants travaillent chaque année en Belgique, dont cent septante cinq mille en agence d’intérim. Le ministre wallon de l’Emploi s’en réjouissait, ce mercredi 22 juin, sur les antennes d’une radio publique francophone. C’est 75% fois plus qu’il y a dix ans. Bravo ! Tous les « jobs étudiants » sont des sous-emplois, les charges salariales des employeurs étant fortement réduites. Et aucun ministre ne se demande s’il y a un rapport entre l’augmentation du coût des études, l’appauvrissement de la classe moyenne, la généralisation des stages non rémunérés en entreprises et l’augmentation spectaculaire des étudiants travaillant pour joindre les deux bouts.chaplintempsmodernes-copie-1.jpg

Les entreprises nord américaines réalisent deux milliards de dollars d’économie chaque année en ne payant pas les stagiaires qu’elles « accueillent » et exploitent sans vergogne. La pratique du stage « gratuit » en entreprise  se généralise chez nous également.

Je suis indigné.

 

GDS

 

 

 

Sources : Andrew Ross, Courrier international 9 juin 2011 et RTBF 22 juin 2011.

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