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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 16:46

Vers 1990, je participai à un concours de nouvelles de science-fiction. Ma nouvelle intitulée « La faim de l’Europe » fut refusée parce que trop invraisemblable, extravagante, impossible et farfelue. Elle racontait, cette nouvelle, qu’au milieu du vingt et unième siècle, l’humanité était décimée par une énorme intoxication alimentaire, tous les aliments provenant de laecoli3.jpg seule multinationale agroalimentaire planétaire subsistante. Je ne m’étais pas éclaté la cervelle, j’avais juste un peu anticipé l’inexorable cours des choses si notre monde économique persistait jusque-là : concentration monopolistique extrême et recherche monstre du profit. Il était inéluctable, à mes yeux, que l’on connaisse de colossales intoxications alimentaires. Imaginez qu’un même bacille, mutant, inconnu, indécelable et létal prolifère dans les chaînes de fabrication de Nestlé, Danone, Sarah Lee, Coca… et mette quelques mois à se révéler nocif. Invraisemblable, extravagant, impossible et farfelu ? En 1996 éclatait la « crise de la Vache Folle ». Le prion de la tremblante avait déjà répandu depuis des années l’encéphalopathie spongiforme sans que l’on s’en rende compte. Quelques temps plus tard, la « crise de la Dioxine ». Aujourd’hui la panique du « Concombre Espagnol » ou du « Soja Hambourgeois » vecteur d’une escherichia coli mutante et meurtrière. Demain ?

Consolation : le milliard d’êtres humains qui ne mange pas sera épargné.

 

Gérard DE SELYS

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Published by gerardselys
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Michèle 07/06/2011 22:45


Je viens d'apprendre qui vous êtes (page Wikipédia envoyée par une de mes connaissances).
Mon précédent commentaire est donc ridicule, mais ce n'est pas grave. Moi qui ai toujours rêvé de reconnaître la valeur d'une œuvre littéraire dont on ne connaîtrait pas l'auteur. Eh ben voilà, ça
m'est arrivé avec vous.
Je comprends pourquoi personne ne commente. C'est parfaitement inutile. Mais je continue bien sûr à vous lire. Et nous devons être nombreux.
Merci.


Michèle 06/06/2011 21:05


Chacun de vos billets est tellement parfait qu'il n'y a rien à ajouter. Vous dire alors simplement qu'on vous lit.
Et dire quand même, oui, que le terrible de cette époque, c'est qu'il y ait une aussi grande conscience de ce qui ne va pas et que ce soit inopérant, que ça n'empêche rien...